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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 14:52

Marguerite

Et voilà, vendredi soir le club de lecture "La Marguerite" a aussi fait sa rentrée. Nous nous sommes retrouvés après ces deux longs mois de vacances - et un de plus pour moi qui avait loupé le dernière réunion :-( - comme d'habitude autour de jus de fruits et de petits gateaux en provenance directe de l'île de Ré (merci Catherine) pour discuter de nos coups de coeurs et en tous cas des livres qui nous ont bien plu.

 

Et voici les livres qui ont été évoqués :

 

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Avril 1937, Guernica. Quand il ne donne pas un coup de main à la ferme du vieux Julian, Basilio passe son temps à peindre des hérons cendrés dans les marais, près du pont de la Renteria. Ce matin du 26, alors que nombre d’habitants ont déjà fuit la ville dans la crainte de l’arrivée des Nationalistes, le jeune homme rejoint son poste d’observation au bord de l’eau. Amoureux d’une jeune ouvrière de la confiserie, il veut lui peindre un héron de la plus belle élégance, lui prouver sa virtuosité et son adresse de coloriste, alors que, déjà, les premiers bombardiers allemands sillonnent le ciel. Ce n’est pas que Basilio se sente extérieur au conflit, il a même tenté de s’enrôler chez les Républicains, mais on n’a pas voulu de lui. En ville, on dit de lui qu’il a un sacré coup de pinceau. Mais qui peut comprendre sa fascination pour ces oiseaux, l’énigme de leur regard, leur élégance hiératique, mais aussi leur vulnérabilité ? Peintre naïf, peut-être que ce Basilio, mais surtout artiste qui interroge la question de la représentation. Comment faire pour rendre par le pinceau la vie qui s’exprime dans le frémissement des plumes ? Questionnement peut-être plus essentiel encore dans ces temps de cruauté. Car sitôt les premières bombes incendiaires tombées sur Guernica, Basilio rejoint la ville pour voir, de ses propres yeux, l’horreur à l’oeuvre. Avec l’aide d’Eusebio, son ami prêtre, il photographie les avions allemands, pour témoigner de ce massacre. Mais comment rendre la vérité de ce qu’ils sont en train de vivre, ceux de Guernica, dans ce cadre limité de la plaque photo ? « Ce qui se voit ne compte pas plus que ce qui est invisible » dit-il.

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Achevé quelques jours avant la mort de Steve Tesich [1942-1996], Karoo est le chant du cygne d'un auteur hors norme. Ce roman est l'odyssée d'un riche consultant en scénario dans la cinquantaine, Saul « Doc » Karoo, gros fumeur et alcoolique, écrivaillon sans talent séparé de sa femme et traînant plusieurs tares émotionnelles. En tant que script doctor pour Hollywood, Saul Karoo mutile et « sauve » le travail des autres. En tant qu'homme, il applique le même genre de contrôle sournois à sa vie privée et se délecte de nombreuses névroses très particulières : son incapacité à se saouler quelle que soit la quantité d'alcool absorbée, sa fuite désespérée devant toute forme d'intimité, ou encore son inaptitude à maintenir à flot sa propre subjectivité. Même s'il le voulait, il ne pourrait pas faire les choses correctement, et la plupart du temps, il ne le veut pas. Jusqu'à ce qu'une occasion unique se présente à lui : en visionnant un film, il fait une découverte qui l'incite à prendre des mesures extravagantes pour essayer, une fois pour toutes, de se racheter. Si Karoo est bien l'ambitieux portrait d'un homme sans coeur et à l'esprit tordu, c'est aussi un pur joyau qui raconte une chute vertigineuse avec un humour corrosif. C'est cynique. C'est sans pitié. C'est terriblement remuant. C'est à la fois Roth et Easton Ellis, Richard Russo et Saul Bellow. 

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Un professeur parti à la découverte de quelque insecte des sables échoue dans un petit village du fond des dunes - village dont il ne pourra plus sortir. Comme les autres habitants, le voilà prisonnier du sable : le sable qui envahit tout, qui s'infiltre dans la moindre fissure et qu'il faut sans répit rejeter. Particulièrement dans le trou où est tapie la maisonnette qu'il habite en compagnie d'une femme fruste, vraie maîtresse-servante. Jour après jour, mois après mois, l'homme et la femme rejettent le sable. Cet esclavage est la condition même de leur survie. Lassé de cette routine, l'homme tentera de s'échapper, de retrouver sa liberté... Ce roman exceptionnel, traduit dans le monde entier, a été couronné au Japon par le Prix Akutagawa en 1962 et le Prix du Meilleur Livre Etranger en France en 1967.

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le cri du milan

Tu l'entends le cri du milan ? Il te balance sa détresse sur les notes pathétiques d'un blues en plein azur. Son ami Gabriel, l'ornitho au grand coeur, le protecteur des rapaces a disparu. Tu l'entends le cri du milan ? Il te hurle sa hargne, sa poésie encanaillée. Il t'embarque dans les décors du Haut-Doubs : suspens, parades d'amour, vois planés dans les limbes, trafic de faucons pèlerins, enlèvement, révolte des oiseaux... Tu l'entends son cri ? Il t'aspire dans les turbulences, il t'avale et te plonge au coeur de la vie jusqu'au bord du ciel et même au-delà. Epopée lyrique, hymne à la nature, Le cri du milan est un vrai récit de liberté et d'amour qui notas emporte, nous happe dans les airs et nous bouleverse.


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Ces livres ont fait l'objet d'une petite présentation de la part d'un membre du club. Puis comme d'habitude s'est ouverte une discussion animée où ont été lancées à la volée des idées de lecture parmi lesquelles :


les-anonymes.jpg   luz-ou-le-temps-sauvage.jpg

 

Il a été très dur de résister à la tentation de tous les emprunter mais j'y suis parvenue. Si tous ont rejoint la liste des livres qui me tentent, un seul d'entre eux a rejoint ma P.A.L et il s'agit de :

luz ou le temps sauvage

 

 

 

 

Après vingt ans d'ignorance puis de quête, Luz a enfin démêlé les fils de son existence. Elle n'est pas la petite-fille d'un général tortionnaire en charge de la répression sous la dictature argentine; elle est l'enfant d'une de ses victimes. C'est face à son père père biologique, Carlos, retrouvé en Espagne, qu'elle lève le voile sur sa propre histoire et celle de son pays.

 

 

 

 

 

Voilà pour cette rentrée du club. De belles futures lectures en perspectives et de nouveaux amis lecteurs avec les nouveaux membres du club.

 

Bonnes lectures et rendez-vous le mois prochain pour un nouvel effeuillage consacré à la rentrée littéraire des "queues de gondole"!!!


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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 07:32

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Et voilà, hier soir avait lieu la deuxième réunion du club de lecture "La marguerite", le club de lecture créé par la Médiathèque de Beaugency (45). Autour de jus de fruits et de petits gateaux, nous étions 8 femmes et avons partagé nos coups de coeur du mois d'avril. Et voici les romans qui ont été évoqués :

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Les narrateurs sont deux frères nés de mère algérienne et de père allemand. Ils ont été élevés par un vieil oncle immigré dans une cité de la banlieue parisienne, tandis que leurs parents restaient dans leur village d'Aïn Deb, près de Sétif. En 1994, le GIA massacre une partie de la population du bourg. Pour les deux fils, le deuil va se doubler d'une douleur bien plus atroce : la révélation de ce que fut leur père, cet Allemand qui jouissait du titre prestigieux de moudjahid... Basé sur une histoire authentique, le roman propose une réflexion véhémente et profonde, nourrie par la pensée de Primo Levi. Il relie trois épisodes à la fois dissemblables et proches : la Shoah, vue à travers le regard d'un jeune Arabe qui découvre avec horreur la réalité de l'extermination de masse ; la sale guerre des années 1990 en Algérie ; la situation des banlieues françaises, et en particulier la vie des Algériens qui s'y trouvent depuis deux générations dans un abandon croissant de la République. " A ce train, dit un personnage, parce que nos parents sont trop pieux et nos gamins trop naïfs, la cité sera bientôt une république islamique parfaitement constituée. Vous devrez alors lui faire la guerre si vous voulez seulement la contenir dans ses frontières actuelles. " Sur un sujet aussi délicat, Sansal parvient à faire entendre une voix d'une sincérité bouleversante.

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Le narrateur a commencé à tenir scrupuleusement le journal de son corps à l'âge de douze ans, en 1935.Il l'a tenu jusqu'à sa mort, en 2010, à 87 ans. Son projet était d’observer les innombrables surprises que notre corps réserve à notre esprit d'un bout à l'autre de notre vie. Ainsi a-t-il finalement décrit toute l'évolution de son organisme. Le résultat est le roman d'un corps qui tient moins du précis anatomique que de l’univers malaussénien, car Daniel Pennac évite la froideur du constat médical en introduisant à chaque page des personnages, des situations, des dialogues et des réflexions qui font circuler le sang de l’intimité dans ce corps autopsié que le lecteur, souvent, reconnaîtra comme étant le sien.

 

 


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Paru en 1985 au Viêtnam, alors que la publication des livres de Duong Thu Huong y était encore autorisée, ce roman de formation remporta un énorme succès. II est pour la première fois traduit en français. Duong Thu Huong y évoque les tribulations d'une gamine espiègle et entreprenante à la fin des années cinquante. Bê a douze ans, sa vie dans le bourg de Rêu s'organise entre sa mère, ses amis, ses voisins et ses professeurs. Son père, soldat, est en garnison à la frontière nord. Mais parce que son caractère est déjà bien trempé et qu'elle ne supporte pas l'injustice, elle prend la défense d'une de ses camarades abusée par un professeur, et se voit brutalement exclue de l'école. Révoltée, elle s'enfuit de chez elle, avec sa meilleure amie, pour rejoindre son père. Commence alors un étonnant périple : les deux adolescentes, livrées à elles-mêmes, sans un sou en poche, voyagent en train, à pied ou en autobus, à travers les montagnes du nord, peuplées par les minorités ethniques. Elles finiront par arriver à destination, après des aventures palpitantes et souvent cocasses : Bê la meneuse, non contente d'avoir travaillé dans une auberge avec son amie, tué le cochon, participé à la chasse au tigre, va également confondre un sorcier charlatan et jouer les infirmières de fortune. Au fil des mois et des rencontres, l'adolescente grandit, mûrit, et fait l'apprentissage de la liberté. Duong Thu Huong avoue avoir donné beaucoup d'elle-même à son héroïne... C'est un véritable roman d'éducation que ce livre limpide et captivant qui, dans un festival de sons, d'odeurs, de couleurs et de paysages, dépeint la réalité du Viêtnam après la guerre contre les Français.

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'Un père, au jardin, désherbe l'été. Debout près de la bordure, une enfant se dit : mon père en sait long sur la vie. Car le père place sa mauvaise conscience dans les plantes les plus nulles et les arrache. Juste avant, l'enfant a souhaité que les plantes les plus nulles échappent à la binette et survivent à l'été. Mais elles ne peuvent pas s'enfuir, parce qu'elles doivent attendre l'automne pour avoir des plumes blanches. Alors seulement, elles apprendront à voler.' Lola a quitté sa province pour échapper à la misère et faire ses études à Timisoara. Un jour, on la retrouve pendue dans son placard. À cette mort misérable s'ajoute son exclusion infamante, à titre posthume, du Parti communiste. La narratrice, ancienne camarade de chambre de Lola, ne croit pas à la thèse du suicide, pas plus qu'Edgar, Kurt et Georg. Mais l'amitié qui se noue entre elle et les trois garçons, puis avec Tereza, est menacée cette société qui broie l'individu et tous ceux qui s'y opposent. Animal du coeur dépeint le régime de terreur de Ceausescu et ses conséquences sur de très jeunes vies. L'auteur y interroge la capacité de l'homme à résister à toute normalisation et à sauver son humanité profonde. Ce roman est écrit dans la langue d'une richesse poétique inouïe qui fait la singularité du puissant style de Herta Müller.

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Eric savait par coeur certaines annonces choisies, Célibataire quarante-quatre ans un mètre soixante-sept soixante-neuf kilos sans enfants chauffeur agriculteur cherche jeune femme aimant campagne voulant fonder un foyer heureux désirant enfants ; ou encore, Cherche compagne cinquante soixante-deux ans féminine (bien bustée) sans attaches pour vie alternée Paris campagne. Paul, quarante-six ans, paysan à Fridières, Cantal, ne veut pas finir seul. Annette, trente-sept ans, vit à Bailleul dans le Nord avec son fils. Elle n'a jamais eu de vrai métier. Elle a aimé Didier, le père d'Eric, mais ça n'a servi à rien. Elle doit s'en aller. Recommencer ailleurs. Elle répond à l'annonce que Paul a passée. Ce nouveau roman de Marie-Hélène Lafon raconte leur rencontre et leur histoire. C'est une histoire d'amour.

 

 

 

Voilà les livres qui ont fait l'objet d'une petite présentation de la part d'un des membres.

Puis s'est installée, comme d'habitude, une discussion ouverte sur d'autres livres donnés en vrac par les unes et les autres comme étant à lire et dont voici quelques exemples :

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/1/9/8/9782070300891.jpghttp://www.images-chapitre.com/ima0/original/245/34306245_9417349.jpghttp://www.goncourt-des-lyceens-2010.ac-rennes.fr/sites/goncourt-des-lyceens-2010.ac-rennes.fr/IMG/jpg/Marc-Dugain-publiera-L-insomnie-des-etoiles-le-19-aout-prochain_reference-3.jpghttp://geekette.fr/wp-content/uploads/2010/10/laroute.jpg

Bonnes lectures à tous et Rendez-vous le mois prochain pour un nouveau numéro.


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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 08:44

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Vendredi soir a eu lieu la première réunion du club de lecture "La marguerite", le club de lecture créé par la Médiathèque "La pléiade" de Beaugency. 

 

Quelle belle initiative qui m'a aussitôt séduite, moi qui ne suis dans la région que depuis le mois de juin et bien évidemment je me suis précipitée pour faire partie de ce beau projet.

 

Autour de jus de fruits et de petits gateaux, nous avons pu discuter ensemble du fonctionnement du club.

 

Alors le principe est simple : les 15 membres du club se réunissent tous les 1ers vendredis du mois pour présenter leurs livres coup de coeur et qui seront, après discussion au sein du club, mis en avant dans la Médiathèque par l'apposition d'une petite étiquette avec une marguerite afin d'encourager les autres lecteurs à découvrir ces ouvrages.

 

Je suis bien contente de faire partie de ce club car cela permet de discuter "en vrai" des livres qu'on a lus et aimés.

 

Je ne manquerai bien évidemment pas de vous faire profiter des coups de coeur du club et de mettre un lien vers le blog du club qui va être créé prochainement.

 

En attendant voici déjà quelques livres conseillés par les membres du club:

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Lecture en cours

 

 

                Vengeances

 

      Ce livre m'a été prêté par la librairie Chapitre à Orléans dans le cadre de leur Club de lecture

 

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